VIH/SIDA, IST

IST - Environnement - Contexte épidémiologique


Depuis 2003, les IST sont en hausse constante (sur un plateau élevé depuis 2007). L’Ile de France n’est plus une région isolée, l’ensemble des régions, y compris le Nord-Pas-de-Calais, connaissent la même évolution.

Les infections gonocoques, chlamydia, L.G.V. (rectale) et syphilis sont les plus souvent citées. Les H.S.H. (hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes) sont particulièrement touchés : plus de 50% pour la syphilis, 86% pour la L.G.V.

Les hommes hétérosexuels sont plus touchés que les femmes hétérosexuelles, sachant que le public hétérosexuel le plus touché est le public de moins de 30ans.

Il y a une prévalence élevée du VIH parmi les patients avec une I.S.T. : on découvre souvent une I.S.T. lors d’un dépistage du VIH.

Enfin, on constate de plus en plus de rapports sexuels non protégés (anaux, buccaux) chez les jeunes H.S.H. : environ 1 rapport sexuel sur 2 et 97% des relations buccales.

(Source : INVS 2008)


VIH/SIDA - Environnement - Contexte épidémiologique


On estime à 33,4 millions le nombre de personnes vivant avec le virus du SIDA dans le monde, à 140 000 en France et à 1800 dans la région Nord-Pas-de-Calais. L’ADIS accompagne environ 200 personnes (issues des files actives des hôpitaux de Dunkerque, Boulogne-sur-Mer, Valenciennes et Tourcoing).

En 2008, 2,7 millions de personnes découvrent leur séropositivité dans le monde, 6500 personnes en France dont 38 recensées dans le Nord-Pas-de-Calais.

En France, les publics majoritairement touchés restent les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (H.S.H.) et les personnes originaires d’Afrique sub-saharienne. Or, les contaminations par le VIH concernent aujourd’hui pour 60% des rapports hétérosexuels (contre 37% pour les rapports homosexuels).

De plus, il est important de constater que près d’un tiers des personnes sont diagnostiquées à un stade trop avancé de la maladie (taux de CD4 < 200), plus d’un tiers sont des hommes hétérosexuels et un tiers des femmes hétérosexuelles.

Enfin, on note une baisse de la contamination au VIH depuis 2003 chez les usagers de drogues par injections : ils ne représentent plus que 2% des nouvelles contaminations mais 48% des dépistages tardifs.